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<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/007" alt="" width="400" " /></td>
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<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/008" alt="" width="400" " /></td>
<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/009" alt="" width="400" " /></td>
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<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/010" alt="" width="400"" /></td>
<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/011" alt="" width="400"" /></td>
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<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/012" alt="" width="400"" /></td>
<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/013" alt="" width="400" " /></td>
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<tr>
<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/014" alt="" width="400"" /></td>
<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/015" alt="" width="400"" /></td>
</tr>
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<tr>
<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/016" alt="" width="400" " /></td>
<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/017" alt="" width="400" " /></td>
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<td><img style="width: 500px; height: 150px; border: 1px;" src=" http://www.bunkarcheodieppe.fr/img/images/cartouches/018" alt="" width="400" " /></td>
</tr>
</tbody>
</table>
 
Repérage d'abris VF2A dans le secteur Die.010
 
© Bunkarcheodieppe Juin 2014
 
Le bunker le plus répondu en région Dieppoise: le R630
(Casemate pour mitrailleuse avec plaque blindée 619 m3 de béton)

© Crédit plans Patrick RIMBERT - "Bunkarcheodieppe"

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L'abri le plus répondu en région Dieppoise: le VF2A
(Abri pour 6 hommes, 100 m3 de béton)

© Crédit plans Patrick RIMBERT - "Bunkarcheodieppe"

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Cartouche d'identification blockhaus région Saint Valéry en Caux
© Bunkarcheodieppe Juin 2014
 
Cartouches d'identification bunkers secteur Le Tréport
© Bunkarcheodieppe Juin 2014

 
Cartouches d'identification bunkers en région Dieppoise © Bunkarcheodieppe Juin 2014

© Crédit plans Jacky LAURENT - "Bunkarcheodieppe"

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Etude succincte de la topographie des abords de Dieppe
 
Pour établir le tracé de la zone à protéger, les allemands ont mis à profit les obstacles naturels qui s’offraient à eux. Le front de mer, avec ses hautes falaises et ses plages de galets, constitue à lui seul un sérieux obstacle. Pour la partie terrestre, la topographie la plus favorable se situe à l’ouest du Stp.Gr. avec la vallée de la Scie, qu’il est aisé de rendre impraticable en l’inondant complètement, ce qui sera fait le 4 décembre 1941. A l’est, le Val-d’Arquet, prolongement naturel de la valleuse de Puys, forme à lui seul un obstacle antichar appréciable. Au sud-est, la défense de la Vallée de l’Arques est facilitée par la nature marécageuse du terrain. Par contre, à l’est de cette vallée, les plateaux de Grèges et de Thibermont offrent à un éventuel assaillant des possibilités d’incursion rapides vers l’intérieur du dispositif, de part et d’autre de la D920. Il sera de même au sud sur le plateau de Rouxmesnil-le-Haut, entre Calmont et Saint-Aubin-sur-Scie, où se trouve précisément l’aérodrome de Dieppe/Saint-Aubin. A ce sujet, on s’étonnera de l’absence d’un fossé antichar protégeant ces zones sensibles comme c’est le cas à Fécamp où la ville et le port sont entièrement ceinturés par ce type d’obstacle. Toutes ces particularités du relief seront approfondies dans les chapitres consacrés à chaque point d’appui constituant le Stp.Gr.Dieppe.
En 1944, la limite de la ligne de défense intérieure est exactement la même que celle mise en place dès 1941 par la 302.I.D, mais elle est considérablement renforcée par des points forts bétonnés protégés par un conséquent champ de mines, qui est lui-même délimité par un double réseau de barbelés.
 
Le Stützpunktgruppe (Stp.Gr.) : définition
 
Ce terme défini un complexe militaire construit dans une zone restreinte, mais très névralgique comme les ports de petite ou moyenne importance. Il regroupe la totalité des batteries, Wiederstandnest et Stützpunkte de la dite zone. En cas d’agression caractérisée, le Stp.Gr. doit être en mesure de repousser un assaut frontal en utilisant tous les moyens dont il dispose. Si dans le pire des cas, il venait à être rapidement encerclé, les défenses élaborées sur toute sa périphérie doivent lui permettre de résister le temps nécessaire à la mise en œuvre d’une contre-attaque menée par des unités de réserve stationnées à l’intérieur des terres. Ce cas de figure a pu être en partie expérimenté à Dieppe le 19 Août 1942. Cependant, à la différence des forteresses (Festung) comme le Havre, Boulogne-sur-Mer ou Dunkerque, qui, selon les directives d’Hitler doivent résister jusqu’à la dernière goutte de sang, le Stp.Gr. doit être évacué sans combat quand cela est possible, et sur ordre, lorsque celui-ci n’est pas impliqué directement, ou que la situation lui permette une évacuation rapide de la place avant encerclement. Lors du franchissement de la Seine par les troupes alliées en Août 1944, la forteresse du Havre a rempli pleinement son rôle et les Stp.Gr. de Fécamp, Dieppe et le Tréport furent évacués par leurs occupants avant l’arrivée des troupes canadiennes, épargnant à ces villes déjà durement éprouvées de nouvelles destructions et pertes en vies humaines.
 
Organisation allemande sur le Mur de l’Atlantique
 
La codification des secteurs et numérotation des ouvrages
Evolution de juin 1940 à août 1944
 
Avertissement : pour une meilleure compréhension du texte :
 

(A)les villes et villages sont en caractères gras
(B)les termes allemands sont en italiques
(C)les dates sont en bleu caractères gras
(D)l’orthographe de certains lieux est transcrite selon les documents de l’époque (ex: Puits)                           
 
 
Dés son arrivée sur les côtes de l’Atlantique et de la manche, l’armée allemande procède au découpage de la zone littorale afin de permettre une localisation précise de ses unités. Au début de l’occupation, chaque division d’infanterie prend en compte une zone côtière bien définie. La première division à s’installer sur le secteur côtier incluant Dieppe est la 227.I.D. et cela à compter du 17 Juin 1940. Cette division occupe l’espace qui lui est attribué compris entre St. Valéry-sur-Somme et Le Havre avec PC divisionnaire  positionné à Baclair prés de  Bolbec. Trois régiments d’infanterie composent cette division : l’I.R. 328, l’I.R. 412 et l’I.R. 366. Le secteur de Dieppe est occupé par l’I.R. 328 qui établi son PC à Pourville. Pour cette division on ne possède pas de document précisant une codification sectorielle. Fin Août 1940, la 227. I.D. cède sa place à la 295. I.D. qui occupe le secteur allant de Pourville à St.Valéry-sur-Somme. Le PC divisionnaire prend ses quartiers à EU. Le 15 Novembre (plan n°1), de la même année les premiers éléments d’une organisation sectorielle apparaissent. Une carte détaillée nous donne les indications KÜSTE NORD et KÜSTE SÜD pour la zone littorale et MITTE et OST pour celle située à l’intérieur des terres. Dieppe est alors incluse dans le secteur codé KÜSTE SÜD (côte sud) impliquant la zone comprise entre Pourville et Mesnil-Val. A partir du 29 Avril 1941 (plan n°2), la dénomination change avec l’arrivée de la 302. I.D qui installe son PC à Arques-la Bataille. La côte est divisée en trois parties bien distinctes. Le secteur compris entre Quend plage et le Bois de Cise prés de Mers-les-Bains est intitulé KÜSTE NORD, celui entre le Bois de Cise et Berneval le Grand KÜSTE MITTE et enfin celui compris entre cette dernière localité et St. Valéry-en-Caux KÜSTE WEST. Par contre,  la zone arrière de la division  est morcelée en quatre ABSCHNITTES ou secteurs : ABSCHNITTES GAMACHES, AUMALE, LONDINIERES et DOUDEVILLE. Au 10 Juin 1942, un document nous renseigne sur la nouvelle appellation des secteurs côtiers. Chaque portion du littoral occupée par un régiment est morcelée en Verteidigungsbereich ou zone de défense elle-même subdivisée en Abschnittes. Pour le secteur de Dieppe on trouve Dieppe ost, Dieppe süd et Dieppe West. C’est pendant cette période que les premiers ouvrages bétonnés firent leur apparition. Pour la majorité d’entre eux il s’agissait d’abris appartenant à la catégorie  des V.F. ou VerstärktFeldmässiger signifiant ouvrages de campagne renforcés. De nombreux autres n’appartenant à aucune catégorie sont quant à eux constitués d’abris légers en brique et sont dénommés Feldmässig. C’est très certainement à ce moment là que certains d’entre eux étaient identifiés, par l’Organisation Todt, par un simple numéro. Ce chiffre ne dépassant pas les dizaines était généralement peint à côté de la porte d’entrée du bunker. Cela résultait peut être de l’initiative personnelle d’un soldat soucieux du détail ! De nos jours on en retrouve encore quelques uns parfaitement bien conservés comme à Puys dans un V.F.51a avec le n° P7, également au Mont robin dans un V.F.2a et un V.F.51a portant respectivement les n° 17 et 19 ou à Janval – secteur ou se trouve la plus forte concentration de V.F.2a  - deux V.F. 2a avec les n° 36 et 63. Sur deux cartes datées du 19 Août 1942  (plan n°3) l’appellation Stütpunktgruppe fait son apparition. Les différents points d’appui sont matérialisés par un trait foncé mais n’ont pas encore été codés.  Début Décembre 1942, la 348 I.D. remplace la 302 I.D. Le PC divisionnaire est installé à Envermeu. Cette division qui ne possède plus que deux régiments d’infanterie les dispose respectivement pour le Grenadier Régiment 863 entre St.Valéry-sur Somme et Belleville-sur-mer et le Grenadier Régiment 864 entre cette dernière localité et Sotteville-sur-Mer. A partir de ce moment la dénomination change radicalement et s’étoffe. L’ordre de la division du 11 Décembre 1942 donne les directives pour une nouvelle désignation unitaire des sites de défense. Chaque régiment voit son secteur divisé en points d’appui plus ou moins importants : Stützpunktgruppen, Stützpunkte, L.W.Stützpunkte et Wiederstandnest. Le 15 Janvier 1943 (plan n°4), le  Stützpunktgruppe Dieppe est lui-même divisé en  deux Abschnitte : Abschnitt Dieppe W. (ouest) avec les W.N. Puits, Neuville, Osthöhe, Ostmole, Hafen et Bouteilles et Abschnitt O. (est) avec les W.N. Strand, burg, Westhöhe, Flak , Holzauge, Pourville-Ost, Höhe 4 Vents Ferme, Höhe 102 et Men- Blanche. Un mois plus tard, une  nouvelle directive - n° 26 - en date du 15 février (plan n°5), ordonne une autre réorganisation. L’appellation Stützpunktgruppe est maintenue mais elle regroupe directement les W.N. et les Stp. qui le composent. On notera entre autres que les deux Abschnitte sont maintenus, et que certains points d’appui font leur apparition comme le W.N. Arques-tal (jusqu’alors W.N. Boutailles), Marguerite, Aubin (St.Aubin) et Rouxmesnil-Fliegerhost (aérodrome). De plus, deux Panzerwerk sont Créés. On trouve à l’est, sur la commune de Neuville-les-Dieppe, le Stützpunkt Dieppe I (Pz.) incluant le Panzerwerk situé au nord de la route menant à Eu (D925) – à noter que le côté sud de cette route est dénommé W.N. Neuville Süd qui fusionnera plus tard avec le Panzerwerk I cité précédemment -  et enfin  le Stützpunkt Dieppe II (Pz.) situé quant à lui sur le Mont Robin qui englobe en outre l’ancien W.N. 4 Vents Ferme. Entre le 15 Janvier 1943 et le 16 Juillet 1943, apparaît une nouvelle numérotation provisoire des ouvrages qui se définissent par la lettre  D suivi d’un numéro à trois chiffres. Un document en date du 16 Juillet 1943 nous donne une liste qui ne concerne uniquement que les ouvrages à caractère défensif  comme les Schartenturm, MG-Kasemate, pak-Kasemate et Stand für M 19. Ces ouvrages sont au nombre de 31. Cette nouvelle numérotation, qui se matérialise uniquement par un petit écriteau peut être observée sur quelques photos allemandes de l’époque notamment prés d’un abri L401 (D503) avec encuvement pour 88cm flak 18 à  Neuville-les-Dieppe (Die-02) et sur un abri R634 également à Neuville-les-dieppe (Die-014). A noter que le R633 de Neuville-les-Dieppe portait le n° D357 alors que celui du Mont Robin n’était pas encore construit. On remarquera également que sur un document identique mais concernant le Stützpunktgruppe Tréport l’identification est différente et se matérialise de la même manière à la seule différence que la numérotation est représentée soit par la lettre H suivie d’un seul chiffre – ex : H2 pour les abris R634  ou Ks. 12 pour les R630 .Cette différence s’observera  plus tard avec les cartouches en ciment – qui sont pour le moment en préparation -  scellés au dessus des ouvrages Regelbauten.
 
A la fin Juillet 1943, avec la menace d’un débarquement allié, les défenses se renforcent sensiblement. Les anciennes appellations géographiques disparaissent et sont remplacées par la syllabe Die pour Dieppe suivi d’un numéro à 2 ou 3 chiffres (ex : Die-01 pour le secteur de Puys ou Die-011 pour celui de Janval). La numérotation des ouvrages est également modifiée. On notera qu’en règle générale, la numérotation des points d’appui mais également les pièces d’artillerie au sein des batteries se fait toujours dans le sens des aiguilles d’une montre avec un point de départ situé à l’extrémité des dispositifs comme par exemple à Dieppe avec le point d’appui codé Die-01.
 
Numérotation des ouvrages
 
Sur l’ensemble du Mur de l’Atlantique, les Allemands mettent en place une numérotation de leurs ouvrages uniquement du type Regelbauten, qui est très variable selon les régions. On peut la retrouver sous deux formes. La première, qui est la plus utilisée, se présente sous la forme d’un pochoir peint dans l’entrée des Bunkers. Il donne, en fonction des régions, des précisions comme l’indicatif du secteur, le numéro du point d’appui, le numéro du Bunker, l’année de construction et parfois même le type de l’ouvrage. La seconde est constituée d’un cartouche en ciment scellé au-dessus du linteau d’une des entrées des ouvrages uniquement du type Regelbauten. Cependant, à Dieppe, on trouve quelques cartouches sur des abris du type VF 2a (Die-07). Cette matérialisation originale apparaît lors de l’occupation par la 348 I.D. dans le secteur côtier compris entre Saint-Valéry-sur-Somme et Saint-Valéry-en-Caux. Elle est unique sur le Mur de l’Atlantique. On remarquera néanmoins une différence au niveau de la taille des cartouches. C’est ainsi que dans le secteur compris entre Saint-Valéry-sur-Somme et Belleville-sur-Mer, ils mesurent 0,75 m sur 0,30 m avec des lettres et des chiffres stylisés, alors que de Belleville-sur-Mer à Saint-Valéry-en-Caux, ils sont plus sobres et ne font que 0,40 m sur 0,10 m. Cette différence est donc propre aux deux régiments qui se partagèrent cette zone côtière alors sous la responsabilité de la 348. I.D.
Ces cartouches comportent trois indications. Par exemple pour le cartouche Die010-550, Die nous donne l’indicatif du secteur, 010 le numéro du point d’appui et enfin le chiffre 550 précise le numéro du Bunker.
 
Ce dernier chiffre est unique. Il correspond à la numérotation globale des ouvrages, tous types confondus, de la zone concernée. Le plus petit numéro retrouvé à ce jour, se situe sur la position Die-014 à Neuville-lès-Dieppe, avec le cartouche Die014-31 apposée sur l’abri R630 situé en bordure de la départementale 925. Le numéro le plus élevé se situe quant à lui au niveau de l’aérodrome (Die-015) et correspond à un abri R622 portant le cartouche Die015-836 ce qui nous précise que la zone portant l’indicatif Die comptait au minimum 836 ouvrages. En ce qui nous concerne, nous avons identifié à ce jour xxx  (suite de l’étude en cours) ouvrages de toutes sortes, chiffre qui est finalement assez proche de celui indiqué sur le dernier cartouche cité en référence. Jusqu’au 6 Août 1943 (plan n°6), le secteur de Dieppe compte 16 points d’appui regroupés sur les villes de Dieppe et Neuville-les-Dieppe et bien entendu le port. Cette concentration constitue le centre de gravité de la défense de cette zone sensible (Schwerpuntk). On notera deux points importants : 1) que le secteur codé Die -015 (aérodrome), qui bénéficie d’une certaine autonomie, n’est pas inclus dans le dispositif  mais englobe néanmoins les sites d’artillerie de la Maison Blanche (5./348) et de Calmont (265-k), 2) également pour le même secteur que depuis quelques temps déjà, la construction d’ouvrages lourds destinés à accueillir la batterie d’artillerie lourde 813 dotée de quatre pièces de 22cm kanone 532 (f) en attente sur le secteur Die-014 était terminée. Il en de même pour le site de la batterie d’artillerie de Thibermont (4. /348) codé Die-018. A partir du 19 Août 1943 (plan n°7), le Stützpuntgruppe Dieppe va enfin connaitre sa dernière grande transformation. Une carte du dispositif complet de la 348 I.D. à cette date enrichi d’un tableau synoptique nous donne le détail de l’armement et des effectifs de chaque secteur avec les modifications. Si le dispositif du Stp. Gr. intra-muros ne change pas, les positions incluant une batterie d’artillerie vont subir quelques modifications. La batterie de la Maison Blanche devient un point d’appui à part entière et devient le Stützpunkt Die-023. Il en est de même avec celle de Calmont qui devient le Stützpunkt Die-024 alors que le site de la batterie de quatre fois 22cm citée précédemment devient un Stützpunkt autonome codé Die-023. Une petite anecdote concernant cette batterie mérite d’être signalée : en effet quand on a découvert cette batterie en Août 1999,  nous nous sommes aperçus que les cartouches portaient l’indicatif  Die-015 alors que nous la connaissions sous celui de Die-023. L’explication était simple ; la mise en place des cartouches sur les ouvrages avait été effectuée au mois de Juillet 1943 avant que le site de la batterie ne soit élevé au rang de Stützpunkt tous les ouvrages construits avaient alors été codés Die-015. On notera également que le W.N. Arques Tal – dénommé maintenant Die-17 -  ne concerne plus que le village d’Arques-la-Bataille et son hameau Archelles ou se trouve le bunker de transmission téléphonique pour l’ensemble du Stp. Gr., et que le PC du bataillon de Pioniere de la 348 I.D. avec une de ses trois compagnies sont stationnés dans ces deux localités. Enfin dernière remarque, l’absence de signalisation du site d’artillerie de  Thibermont (Die- 018)  sur la carte alors qu’elle figure en bonne place dans le tableau synoptique avec ses quatre pièces de 10cm le F.H. 14/19 (t) !
 
Au 20 Novembre 1943, une carte parfaitement détaillée nous renseigne sur le positionnement des points d’appui. Ceux-ci n’ont pratiquement pas subi de changement hormis le village d’Arques-la-bataille qui n’apparaît plus comme un W.N. Néanmoins, l’ensemble des batteries d’artillerie est bien mentionné sur ce document avec leurs armements respectifs. A partir de cette date, et jusqu’au 1er Juillet 1944 nous ne possédons pas  de document (cartes) qui auraient pu nous éclairer sur d’éventuels changements survenus au niveau des points d’appui et du positionnement des différentes unités composant la 348 I.D. et sa remplaçante la 245 I.D. Cependant nous pouvons encore nous appuyer sur deux cartes dont celle datée au 15 Janvier 1944 ou sont positionné l’ensemble des batteries en position sur le secteur  compris entre St. Valéry-sur-Somme et Veulettes-sur-Mer inclus, secteur placé en totalité sous l’autorité de la 245 I.D. en attendant le retour de la 348 I.D. placée en réserve dans le secteur de Rouen pour y être réorganisée. La deuxième carte quand à elle nous donne une ultime information sur l’organisation d’une partie du secteur côtier placé sous la responsabilité de l’Armeeoberkommando 15, A.O.K.15 dans lequel est inclus la portion du littoral codée K.V.A.E2 occupé par la 345.I D. allant de Criel-sur-mer et Veulettes-sur-Mer avec PC à St.Vaast-d’Equiqueville. Ce secteur est à son tour divisé en trois sous secteurs numérotés de 1 à 3, chiffres correspondant aux trois régiments entrant dans la composition de la division : 1 pour le Gren. Rgt. 936 qui occupe la zone littorale allant de Criel-sur-Mer à Bracquemont, 2 pour le Gren. Rgt. 935 qui occupe celle allant de Puys à St. Aubin-sur-Mer et dans lequel est inclus le Stützpunktgruppe Dieppe et le 3 pour le Gren. Rgt. 937 qui défend la zone comprise entre Sotteville-sur-mer et Veulettes-sur-Mer. On notera enfin que sur une photo aérienne datée du 18 Août 1944 la batterie de Thibermont a encore une fois changée d’emplacement. Pour la petite histoire il faut savoir que ce site d’artillerie compte trois emplacements – désigné par l’auteur par les lettres A B et C - et qu’au total quatre batteries se sont succédées sur ces trois emplacements et principalement sur celui situé au sud ouest de Thibermont au niveau du Val St-Léonard (B). Ce site fera plus tard l’objet d’une étude détaillée. Le dernier emplacement occupé (A) se trouve  donc au nord de Thibermont entre le château et la D 920   alors que l’emplacement (C) est quant à lui localisé sur le plateau à l’est de ce village en bordure du Val de Grèges. 
 
Pour conclure avec l’étude non exhaustive de ce dossier, on retiendra  qu’après le raid Canadien sur Dieppe et ses environs immédiats, les Allemands ont progressivement modifié l’organisation de leurs unités stationnées dans ce secteur. Ils y ont renforcé, d’une façon démesurée, les défenses notamment à Dieppe  en y construisant de nombreux bunkers qui auraient peut être été plus utiles dans d’autres secteurs du Mur de l’Atlantique. Mais comme l’a précisé l’amiral Friedrich Ruge, alors détaché de la Kriegsmarine auprès du Maréchal Rommel, dans son livre intitulé Rommel face au débarquement «  à Dieppe on y gardait au cœur l’attaque de 42 «.
 
Situation au 19 Aout 1942:
Extrait article "Information Dieppoise 18 Août 1992" (forces en présence au 19 Août 1942)
 
Wehrmacht:
Generalmajor Conrad Haase (QG: Envermeu) 302e Di
570 Inf.Regt, colonel Von Gzettritz (Assigny)
571 Inf.Regt, Lt Colonel Bartelt: QG+2 bataillons (Dieppe Ville)
2e Bataillon, Major Von Bonim (Dieppe Ouest)
3e Bataillon, Hauptmann Schnoesenberg (Dieppe Est) 1er Bataillon en réserve à Ouville la Rivière
572 Inf.Regt, ColonelHelm Siegel: batterie 8/302 Neuville les Dieppe, batterie 7/302 Les quatre vents, batterie A/302 Maison Blanche, batterie B/302 Thibermont
527 Artillerie Regt (art Kommando 117), Heerrenksten: artillerie 770 (Le Tréport); Batterie 1/799 St Valéry en Caux; Batterie 813 Le Mesnil Varengeville (6x155); batterie 2/770 Berneval (3x170 - 4x105); batterie 3/770 Mesnil Val Criel; batterie 1/770 Le Tréport; batterie 265 Calmont Arquesla Bataille.
 
Luftwaffe
Flakuntergruppe Dieppe
Batterie Golf (88mm, batteries légère de l'agglomération (20 et 37 mm)
.23e Schwere FunkmessKompanie (radar et guidage): PC à Puys (Oberleutnant Weber); un radar Freya 28, deux radars Wrüzburg C (golf et Caude Cote)
 
Kriegsmarine
Hafenkommandantour - Dieppe
(200 hommes)
 
NB: un régiment d''infantrie de la Wehrmacht comprenait entre 800 et 1000 hommes.
 
Etude chronologique de l'occupation Allemande du secteur de Dieppe 1940-1944
 
© Textes et cartes Jacky LAURENT © Bunkarcheodieppe Juin 2014 (363)
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